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Wednesday, December 16, 2009
  
ARBEL FAUVET Rail sauvé par le tribunal
Le plan de continuation du fabricant français de wagons s'appuie sur une forte réduction du passif, un engagement de clients sur de nouvelles commandes et des accords de joint-venture avec un groupe américano-polonais du même secteur.
Le tribunal de commerce de Paris a avalisé hier le plan de continuation présenté le 1er décembre dernier par Arbel Fauvet Rail, dernier fabricant français de wagons de marchandises, mis en redressement judiciaire le 10 février dernier avec une mise en cessation de paiements (« Les Echos » du 11 février 2009). Il en a retenu toutes les dispositions proposées. Le passif déclaré de 100 millions d'euros a été ramené à 20 millions d'euros, notamment grâce à la conversion de 35 millions d'euros en obligations remboursables en actions, cela de la part de quatre établissements financiers ou de porteurs d'obligations. « De même, les principaux fournisseurs d'Arbel ont abandonné 30 % de leurs créances », a expliqué Me Christophe Théron, l'avocat d'IGF-Industries AFR, le nouveau nom du fabricant de wagons depuis sa reprise en janvier 2007 par l'homme d'affaires Maxime Laurent, créateur du fonds d'investissement IGF. Le passif qui subsiste fait l'objet d'un moratoire sur neuf ans dans le cadre de ce plan de continuation.
Engagement de commandes
Les deux principaux clients d'Arbel - Colas et Millet -se sont par ailleurs engagés fermement sur de nouvelles commandes pour 2010-2011, d'un montant de 70 millions d'euros. Le chiffre d'affaires de l'entreprise, qui était tombé à 30 millions d'euros en 2009, devrait donc doubler l'année prochaine grâce à ces commandes fermes. L'entreprise, qui a restructuré son organisation réduisant l'effectif de 295 à 230 salariés, table pour l'année suivante sur la reprise du marché.
Enfin, cette société dont le siège est à Paris (depuis sa reprise) mais l'usine à Douai a signé des accords de joint-venture avec la société américano-polonaise Greenbrier, fabricant de wagons de marchandises, qui est cotée outre-Atlantique. Ces accords, qui renforcent la pérennité industrielle d'AFR, prévoient la création d'une synergie industrielle en répondant ensemble à des appels d'offres. D'autre part, Greenbrier fera bénéficier AFR de sa centrale d'achats pour les matières premières, tandis qu'Arbel fera profiter Greenbrier de ses licences contre rémunération.
En choisissant d'avaliser ce plan, le tribunal a permis à AFR d'éviter la cession à un groupe indien (les sociétés Tantia et Titagarh), dont l'objectif principal était sans doute de reprendre les brevets du fabricant français, qui n'a cessé d'investir en R&D pour mettre au point de nouveaux modèles. (Les Echos 16/12/09).
 

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