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Wednesday, October 21, 2009
  
Le FSI répond aux critiques sur son manque de transparence

 

Le fonds souverain français doit faire face aux critiques de responsables syndicaux et politiques, qui l'accusent de ne pas être transparent sur ses décisions d'investissement et insuffisamment contrôlé par les parlementaires.

Depuis sa création en début d'année, le Fonds stratégique d'investissement n'a pas été épargné par les critiques. On reproche alternativement au « fonds souverain français » de manquer de transparence dans ses choix d'investissement ou d'investir dans des entreprises qui licencient. « Il faut plus de transparence, on ne sait pas comment les décisions sont prises, a ainsi lancé le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.A partir du moment où l'Etat intervient dans une entreprise, il faut qu'en contrepartie elle s'engage à maintenir l'emploi, ça me paraît la moindre des choses. »

Les responsables du FSI sont habitués à ces griefs. « Le FSI est un outil récent et novateur dans son montage, et nous savons qu'il suscite des attentes fortes dans le contexte économique actuel, mais nos choix sont faits de manière transparente et les contrôles sont nombreux et cohérents », assure-t-on au sein du fonds. Sur la question de la gouvernance, « la répartition des rôles est très claire,insiste le FSI. La responsabilité légale des investissements relève de ses organes de gouvernance : comité d'investissement pour les prises de participation supérieures à 25 millions d'euros, conseil d'administration pour celles dépassant 100 millions d'euros. » Le comité d'orientation stratégique (COS), qui représente les acteurs de la société civile, en particulier huit représentants des partenaires sociaux, a lui pour mission d'assurer la cohérence de la doctrine d'investissement.

« Un rôle d'accompagnement »

« Nous ne tiendrions pas deux minutes si le choix de nos investissements et leur montage n'étaient pas professionnels, transparents, accessibles et vérifiables »,se défendait encore le directeur général du FSI, Gilles Michel, dans « La Croix » lundi. Pour lui, « le pari qui a été fait est celui d'une approche nouvelle et moderne de la mobilisation d'argent public dans l'économie de marché. Par nature, nous nesommes pas opérateurs, nous ne sommes pas aux commandes de l'entreprise, nous exerçons un rôle d'accompagnement, et d'influence, pas de contrôle ». Le fonds souverain français se voit aussi critiqué aujourd'hui par certains parlementaires, qui souhaiteraient exercer davantage de contrôle.« Il est essentiel que le Parlement soit pleinement associé dans la gouvernance et le contrôle des choix du fonds. Les exemples étrangers comme le fonds norvégien, qui associe en amont et en aval le Parlement à ses travaux, montre qu'il existe d'autres types de gouvernance », explique Nathalie Goulet, sénateur UC de l'Orne, qui prévoit d'aborder le sujet demain avec Christine Lagarde lors des questions orales.

Au sein du FSI, on rappelle que le fonds est une filiale à 51 % de la Caisse des Dépôts et qu'il est placé à ce titre sous la protection du Parlement. Et on ajoute que la commission de surveillance de la CDC, composée de cinq parlementaires, a suivi attentivement la mise en place du FSI, les apports des actionnaires, ainsi que ses orientations stratégiques. Michel Bouvard, le député qui la préside, est d'ailleurs l'invité permanent du comité d'investissement. (Les Echos 21/10/09).


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