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| | | Wednesday, May 21, 2008 | | François Branche quitte la FNTR |
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Source : (Les Echos 16/05/08). Estimant ne plus disposer de la réactivité suffisante, François Branche a décidé de quitter son poste de coprésident de la fédération professionnelle avant la fin de son mandat. Jean-Christophe Pic, directeur général adjoint du groupe Charles André, va lui succéder. Vous avez annoncé hier votre démission de la coprésidence de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR). Quelles en sont les raisons ?Etre président d'une fédération professionnelle demande une très grande réactivité. Surtout dans un environnement aussi mouvant que celui d'aujourd'hui, où le gazole est capable de prendre 10 centimes d'euro en une seule semaine. Or, je n'ai plus cette prise directe avec le quotidien de la gestion d'une entreprise depuis que j'ai quitté mes fonctions de directeur général de Geodis, il y a bientôt deux ans. J'ai donc décidé de me retirer de ce poste, sans attendre la fin de mon mandat dans un an et demi. La continuité de l'action sera néanmoins assurée à la tête de la fédération, puisque Patrick Vermot-Desroches reste coprésident. Il sera épaulé par Jean-Christophe Pic, directeur général adjoint du groupe Charles André, dont l'élection au poste de coprésident sera soumise au congrès de la FNTR à l'automne prochain. Pour ma part, je ne quitte pas la fédération. Je continuerai à siéger dans ses instances dirigeantes et à apporter mes compétences. Vous avez été à la tête de la fédération pendant presque cinq ans. Quel regard portez-vous sur les difficultés du secteur et leur évolution sur cette période ?Les difficultés conjoncturelles que nous évoquions au début des années 2000 se sont transformées en problèmes structurels. Les réponses à apporter sont donc différentes. Il s'agit par exemple de la législation sur les délais de paiement ou la répercussion aux clients de l'évolution du gazole. La difficulté pour une fédération professionnelle est que ces mesures n'ont pas une répercussion immédiate sur le compte de résultats des entreprises.
Par ailleurs, je constate que si le secteur est habitué à des hauts et des bas, ce sont aujourd'hui des entreprises structurées et de bonne taille qui font les frais de la dérive inquiétante des coûts. C'est une situation tout à fait nouvelle. Quelles mesures faudrait-il prendre de toute urgence selon vous ?La hausse très forte du gazole ne doit pas masquer le problème principal du secteur, à savoir le coût du travail. Il faut hâter l'harmonisation des règles sociales en Europe et pour cela adopter le règlement social européen. Il faut également s'attaquer à l'harmonisation fiscale, notamment en ce qui concerne les taxes sur les carburants. Et enfin, s'assurer d'une certaine neutralité fiscale. Cela concerne au premier chef la redevance sur les poids lourds décidée dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Sa mise en place doit s'accompagner d'une diminution parallèle des autres taxes. La directive Eurovignette en préparation permet, dans un tel cas, une diminution des taxes sur le carburant.
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